sábado, 15 de abril de 2023

Cher Monsieur l'Ambassadeur de France en Espagne

Cher Ambassadeur de France en Espagne, Monsieur Jean-Michel Casa

 

Je partage avec vous le soupçon inavoué que ces dernières années, dans les gouvernements portugais et espagnol, des créatures respectables qui n'ont pas la moindre idée de ce à quoi sert un réseau ferroviaire transeuropéen ont accédé à des postes de décision.

En reconstruisant les actions passées, je dois reconnaître que cela s'applique bien plus au côté portugais qu'au côté espagnol.

Disons que du côté de l'Espagne il y a eu une manœuvre de détournement de fonds du budget vers d'autres itinéraires que le train à grande vitesse Lisbonne-Madrid.

On comprend quand, après tant d'années de sommets Portugal-Espagne, les ministres des transports espagnols voient leurs homologues portugais éluder systématiquement la question et insister prosaïquement sur le maintien de l'écartement dit ibérique, de 1668 mm, par opposition a l'écartement standard , de 1435 mm.

Effets néfastes des difficultés chroniques d'organisation du travail et de coordination qui nous affligent au Portugal et qui débordaient des frontières avec l'Espagne – oui, c'est malheureusement vrai, les Portugais et les Espagnols n'ont toujours pas réussi à construire une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lisbonne et Madrid. Pas même un plan de financement n'a été mis à jour, à soumettre à Bruxelles.

Mais passons aux déclarations du cher ambassadeur à EuropaPress.es

https://www.europapress.es/economia/transportes-00343/noticia-francia-dice-gobierno-espanol-actuo-forma-unilateral-prometer-2030-alta-velocidad-transfronteriza-20230409123253.html

et essayons une analyse cartésienne.

1 – “en ningún momento se acordó esa fecha (2030) en la última cumbre franco-española celebrada el pasado mes de enero en Barcelona (19jan2023), y de hecho no aparece en la declaración conjunta oficial de la cumbre.”

Bon, voyons ce qui était écrit dans la déclaration conjointe du sommet de Barcelone du 19 janvier 2023, au point 21. Voici la reproduction en français original :

 21 – « Dans le domaine de la mobilité, la France et l’Espagne favorisent les projets qui soutiennent une mobilité transfrontalière des personnes et des biens qui soit sûre, aisée et durable. Elles conviennent de développer les liaisons transfrontalières, au sein du règlement relatif au réseau transeuropéen de transport.”

 Il est vrai que la déclaration conjointe ne dit pas que le corridor atlantique sera prêt en 2030 . Mais le point 21 mentionne le règlement des réseaux transeuropéens de transport, et ce qui est écrit dans ce règlement, c'est que les deux corridors doivent être prêts en 2030 (le réseau « core »). Et les règlements sont obligatoires, le Traité de Fonctionnement le dit.

Ce que la ministre Raquel Sanchez a dit dans sa déclaration, c'est que le ministre français des Transports s'est engagé lors du sommet à terminer les deux corridors ferroviaires en 2030, avec le début des travaux sur la Méditerranée en 2023 et l'Atlantique en 2024.

Vous pardonnerez, monsieur l'ambassadeur, mais le point 21 de la déclaration conjointe va dans le sens de la déclaration de Raquel Sanchez et non de la vôtre.

 

Projet Sud-Ouest intégré dans les réseaux RTE-T selon les propositions des 27 juillet et 6 décembre 2022 de la Commission Européenne  et du Parlement Européen pour la révision du règlement 1315. Le trait épais (continu en service ; interrompu en conception ou en construction) signifie le réseau « core », objectif 2030 :

EUR-Lex - 52022PC0384 - EN - EUR-Lex (europa.eu)

 


 

2 – “Es una paradoja que España y Portugal, que nunca han sido capaces de hacer un tren de alta velocidad entre Madrid y Lisboa, nos expliquen que hay que presionar a Francia"

Je dois admettre que l'estimé ambassadeur a tout à fait raison, c'est un paradoxe. Vous avez réagi comme ça, car lors du sommet hispano-portugais de Lanzarote le 15 mars 2023, la ministre Raquel Sanchez (toujours elle), s'est entendue avec le ministre portugais pour envoyer  une lettre à Bruxelles se plaignant du retard de la nouvelle ligne Dax-Espagne de trafic mixte déplacé vers 2042.

Comment lever le paradoxe ? Simple, les deux ministres enverront une autre lettre demandant à Bruxelles d'intervenir pour accélérer la préparation des projets restants pour la nouvelle ligne Grande Vitesse et trafic mixte Lisbonne-Madrid, environ 120 km incluant la traversée du Tage côté portugais, et 190 km du côté espagnol, attirant l'attention des deux gouvernements sur le manque de coordination qui a eu lieu, malgré les belles paroles des déclarations conjointes lors des sommets, le mépris du corridor atlantique par rapport à la Méditerranée, contrairement à la principe de cohésion, et se rendant évidemment disponible pour soutenir un cofinancement d'au moins 40% .

Nous, les Portugais, serions reconnaissants à vous, monsieur l'ambassadeur pour ce paradoxe, mais nous ne devons pas oublier l'objectif 2030 des réseaux RTE-T, pas 2042 .

Ne dites pas que 2030 est "théorique" (bien, c’est vraie, c’est une étape difficile) ne croyez pas aux exemptions "flexibles". Les exemptions concernent l'Irlande et la Finlande, séparées de l'Europe par la mer.

 

3 – Vous confirmez que 2030 est la date convenue pour le corridor méditerranéen, qui sera l'achèvement de la liaison de Perpignan, plus près de la frontière desservant Barcelone, à Montpellier, en direction de Marseille et de la Côte d'Azur .

J'essaierai ensuite de justifier pourquoi les Portugais s'intéressent tant au corridor atlantique, en profitant pour rappeler que l'estimation Perpignan-Montpellier de 6.000 millions d'euros pourrait être considérablement réduite si elle était attribuée à des entreprises portugaises.

Contrairement à l'idée de nombre de vos compatriotes qui se délectent de contempler le coucher de soleil sur les terrasses au bord du Tage, nous ne vivons pas uniquement du tourisme. Figurez-vous que par an nous exportons 11 millions de tonnes par voie terrestre vers l'Espagne voisine et vers le reste de l'Europe 6 millions de tonnes.

La part modale du rail est inférieure à 2 % et les exportations vers l'Europe sont principalement par la frontière d'Irun, environ 200 camions par jour, en provenance du Portugal. Cependant, la directive est claire, au nom du Green Deal, transférer le fret routier vers les trains.

C'est pourquoi, reprenant un rapport du COI, l'organe consultatif que le cher ambassadeur a cité (Conseil d'Orientation des Infrastructures), daté du 22 mars 2022,

https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2022-03-16_coi_bilan_et_perspectives_2022_annexes_prov_cle57ae11.pdf

je lis pages 269 et 270 que l'Espagne est le 1er exportateur pour la Nouvelle Aquitaine devant l'Allemagne et le 2ème importateur juste derrière les USA. Le grand projet Sud-Ouest, qui coïncide avec la partie française du corridor atlantique (GPSO – grand projet sud-ouest), a l'accord du COI pour 2030 avec l'objectif de retirer 2.000 camions de la route… par jour !

Et voulez-vous retarder cela à 2042 ?

Eh bien, il y a une excuse, le COI a remis à Madame la Première ministre le 24 février 2023 un rapport plus récent, du décembre 2022,

COI : rapport de synthèse : Investir plus et mieux dans les mobilités pour réussir leur transition (ecologie.gouv.fr)

où, en page 111, les chronogrammes montrent la priorité donnée à la liaison Bordeaux-Toulouse en 2032, reléguant Dax-Espagne pour démarrer les études en 2032 et conclure les travaux en 2042. Mais notons que le sommet de Barcelone et l'engagement auprès de la ministre Raquel Sanchez du corridor atlantique en 2030 étaient le 19 janvier, il n'y avait pas de temps pour modifier le rapport du COI.

Par Toutatis, dirait Astérix, ce n'est pas joli de gagner des suffrages aux régionales grâce à la ligne nouvelle pour la Nouvelle Aquitaine et la région toulousaine, compromettant la cohésion de l'Union, un défenseur de la lutte contre les limitations des regions périphériques.

 

4 -  "Probablemente estamos atrasados en relación a lo que esperaba el Gobierno de Euskadi. Son infraestructuras muy caras y difíciles, y lo haremos, pero probablemente no en el plazo que del lado español se esperaba … El presidente de la Xunta de Galicia (Alfonso Rueda) se ha aliado ahora con el País Vasco para decir que hay que presionar a Francia para el eje Atlántico. Que yo sepa no hay ningún tren de alta velocidad previsto entre Ourense y la 'Y' vasca y no existe en los planes. Así que está muy bien presionar a Francia, pero habría que empezar a hablar en España de cómo se hace una línea que vaya de Ourense a León y de León a Vitoria"

 La Nouvelle Aquitaine et la région toulousaine ne sont pas des régions périphériques, et espérons qu’elles ne veulent pas que le Portugal, la Galice, les Asturies, la Cantabrie, León, le Pays basque soient des régions périphériques.

Et il y a déjà la Grande Vitesse entre Ourense et Madrid. Quant au passage par Léon et Vitoria, l'ADIF y mène des études préliminaires, lentement, car l'argent ne suffit pas pour tout et la priorité a été donnée au corridor méditerranéen.

Mais n'ayez aucun doute, Monsieur l'Ambassadeur, veuillez revenir a la carte du point 1 ci-dessus et aussi la carte ci-dessous des réseaux RTE-T pour 2030 dans les propositions du 27 juillet 2022 et du 6 décembre 2022 pour la révision de règlement 1315, de la Commission et du Conseil, ports de Vigo, La Coruña, Gijon, Santander, Bilbao, avec des liaisons via Zamora et Medina del Campo, via Leon et Palencia, Venta de Baños et Valladolid, Burgos et Vitoria :

 


 5 - “Sin echar la culpa a nadie, pero el asunto de las interconexiones ferroviarias es algo muy antiguo, porque España había elegido en el pasado una anchura de vías distintas a las del resto de Europa.”

Nous sommes une fois de plus d'accord, il faut rejoindre Hendaye en voie standard, 1435 mm, le Perthus étant déjà atteint. Même les solutions à essieux variables et a échangeurs d’écartement introduisent un certain retard dans le changement d’écartement, dans un moment où on lutte pour l’acouplage automatique et la monitorisation digital des wagons. Celles-là sont très utiles en applications spécifiques et localisées. En outre, nous n'allons pas obliger tous les opérateurs à acheter des wagons plus chers.

 

 Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, mes meilleures salutations, dans l'espoir de pouvoir compter sur votre soutien pour la mise en place du corridor atlantique des réseaux RTE-T dans les délais au plus proche des réglementaires.

 

 

 


TRADUÇÃO  

 

Caro embaixador de França em Espanha, Monsieur Jean-Michel Casa

 

Partilho consigo a suspeita não confessada de que têm acedido a lugares de decisão, nos governos português e espanhol nos últimos anos, respeitáveis criaturas que não fazem a mínima ideia para que serve uma rede transeuropeia ferroviária.

Reconstituindo ações passadas, tenho de reconhecer que tal é mais aplicável ao lado português do que ao lado espanhol.

Digamos que do lado de Espanha se assistiu a uma manobra de desvio de verbas do orçamento para outros traçados que não o de Lisboa-Madrid em alta velocidade ferroviária.

Compreende-se, quando ao fim de tantos anos de cimeiras luso-espanholas os ministros dos transportes espanhois vêem os seus homólogos portugueses a fugir sistematicamente à questão e a insistir prosaicamente na conservação da bitola chamada ibérica, de 1668 mm, em oposição à bitola standard, de 1435 mm.

Malefícios das dificuldades crónicas de organização do trabalho e de coordenação que nos afligem em Portugal e que transbordaram sobre as fronteiras com Espanha – sim, é infelizmente verdade, portugueses e espanhois não conseguiram ainda fazer uma linha de alta velocidade ferroviária entre Lisboa e Madrid. Nem sequer um plano de financiamento atualizado, para submeter a Bruxelas.

Mas vamos às declarações do caro embaixador à EuropaPress.es   

https://www.europapress.es/economia/transportes-00343/noticia-francia-dice-gobierno-espanol-actuo-forma-unilateral-prometer-2030-alta-velocidad-transfronteriza-20230409123253.html

e tentemos uma análise cartesiana.

1 – “en ningún momento se acordó esa fecha (2030) en la última cumbre franco-española celebrada el pasado mes de enero en Barcelona (19jan2023), y de hecho no aparece en la declaración conjunta oficial de la cumbre.”

Bem, vamos cartesianamente ver o que foi escrito na declaração conjunta da cimeira de Barcelona de 19jan2023, no ponto 21. Eis a reprodução no original francês:

21 – “Dans le domaine de la mobilité, la France et l’Espagne favorisent les projets qui soutiennent une mobilité transfrontalière des personnes et des biens qui soit sûre, aisée et durable. Elles conviennent de développer les liaisons transfrontalières, au sein du règlement relatif au réseau transeuropéen de transport.”

É verdade que não é dito na declaração conjunta que o corredor atlântico estará pronto em 2030 .  Mas o ponto 21 cita o regulamento das redes transeuropeias de transporte, e o que está escrito nesse regulamento é que os dois corredores são para estarem prontos em 2030 (rede “core”).

O que a ministra Raquel Sanchez disse no seu comunicado foi que o ministro dos Transportes francês se comprometeu na cimeira terminar ambos os corredores ferroviários em 2030, com o início das obras do Mediterrâneo em 2023 e do  Atlântico em 2024.

Perdoará o senhor embaixador, mas o ponto 21 da declaração conjunta está de acordo com a declaração de Raquel Sanchez e não com a sua.

Projeto do Sudoeste integrado nas redes TEN-T conforme as propostas de 27 de julho e 6 de dezembro de 2022 da CE e do PE de revisão do regulamento 1315. O traço grosso (contínuo em serviço; interrompido em projeto ou construção) significa a rede “core”, objetivo 2030:

EUR-Lex - 52022PC0384 - EN - EUR-Lex (europa.eu)



2 – “Es una paradoja que España y Portugal, que nunca han sido capaces de hacer un tren de alta velocidad entre Madrid y Lisboa, nos expliquen que hay que presionar a Francia"”

Tenho de reconhecer que o estimado embaixador tem toda a razão, é um paradoxo. Reagiu assim porque na cimeira de Lanzarote hispano-portuguesa de 15 de março de 2023 a ministra Raquel Sanchez (sempre ela), combinou com o ministro português enviar uma carta a Bruxelas queixando-se do atraso da nova linha Dax-Espanha de tráfego misto deslocada para 2042.

Como levantar o paradoxo? Simples, ambos os ministros enviarem outra carta pedindo a intervenção de Bruxelas para acelerar a elaboração dos projetos que faltam da nova linha de AV e tráfego misto Lisboa-Madrid, cerca de 120 km incluindo a travessia do Tejo do lado português, e 190 km do lado espanhol, chamando a atenção dos dois governos para a descoordenação que tem havido, apesar das palavras bonitas das declarações conjuntas das cimeiras, do desprezo pelo corredor atlântico face ao mediterrânico contrário ao princípio da coesão, e disponibilizando-se obviamente, para apoiar o cofinanciamento de pelo menos 40%.

Nós, portugueses, ficaríamos reconhecidos ao senhor embaixador por este paradoxo, mas olhe que não podemos esquecer o objetivo 2030 das redes TEN-T, não 2042 .

Não diga que 2030 é “teórico” e não creia nas isenções “flexíveis”. As isenções são para a Irlanda e a Finlandia, separadas da Europa por mar.

3 – Confirma o senhor embaixador que 2030 é a data acordada para o corredor mediterrânico, que será a conclusão da ligação de Perpignan, mais perto da fronteira que serve Barcelona, a Montpellier, a caminho de Marselha e da Côte d’Azur.

Vou então tentar justificar por que interessa tanto aos portugueses o corredor atlântico, aproveitando para lembrar que a estimativa de Perpignan-Montpellier de 6.000 milhões de euros poderia ser consideravelmente reduzida se adjudicada a empresas portuguesas. Contrariamente à ideia de muitos dos seus compatriotas que se deliciam a ver o pôr do sol nas esplanadas à beira do rio Tejo, não vivemos só do turismo. Imagine que por ano exportamos por modos terrestres para a vizinha Espanha 11 milhões de toneladas e para o resto da Europa 6 milhões de toneladas.

A quota modal ferroviária é inferior a 2% e as exportações para a Europa saem maioritariamente pela fronteira de Irun, cerca de 200 camiões por dia, vindos de Portugal, quando a diretiva é clara, transferir carga rodoviária para os comboios.

Eis porque pegando num relatório do COI, organismo consultivo que o caro embaixador citou (Conseil d´’Orientation des Infrastructures) , de 22 de março de 2022,

https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2022-03-16_coi_bilan_et_perspectives_2022_annexes_prov_cle57ae11.pdf

leio nas páginas 269 e 270 que a Espanha é o 1º exportador para a Nouvelle Aquitaine à frente da Alemanha e é o 2º importador logo atrás dos USA. O grande projeto do Sudoeste, que coincide com a parte francesa do corredor atlântico (GPSO – grand projet sud-ouest) , tem o acordo do COI para 2030 com a expetativa de retirada de 2.000 camiões da estrada … por dia!

E quer o senhor embaixador adiar isso para 2042?

Bem, tem alguma desculpa, o COI entregou à senhora primeira ministra em 24 de fevereiro de 2023 um relatório mais recente, de dezembro de 2022,

COI : rapport de synthèse : Investir plus et mieux dans les mobilités pour réussir leur transition (ecologie.gouv.fr)

em que efetivamente, na página 111 os gráficos de tempo mostram a prioridade à ligação Bordeus-Toulouse em 2032, relegando Dax-Espanha para início dos estudos em 2032 e conclusão da obra em 2042. Mas repare que a cimeira de Barcelona e o compromisso com a ministra Raquel Sanchez do corredor atlântico em 2030 foram em 19 de janeiro, não deu tempo para emendar o relatório do COI.

Por Toutatis, diria Asterix, não é bonito ganhar votos em eleições regionais graças à nova linha para a Nouvelle Aquitaine e a região de Toulouse, comprometendo a coesão da União, que é uma defensora da luta contra as limitações das regiões periféricas.

4 - "Probablemente estamos atrasados en relación a lo que esperaba el Gobierno de Euskadi. Son infraestructuras muy caras y difíciles, y lo haremos, pero probablemente no en el plazo que del lado español se esperaba … El presidente de la Xunta de Galicia (Alfonso Rueda) se ha aliado ahora con el País Vasco para decir que hay que presionar a Francia para el eje Atlántico. Que yo sepa no hay ningún tren de alta velocidad previsto entre Ourense y la 'Y' vasca y no existe en los planes. Así que está muy bien presionar a Francia, pero habría que empezar a hablar en España de cómo se hace una línea que vaya de Ourense a León y de León a Vitoria", 

A Nouvelle Aquitaine e a região de Toulouse não são regiões periféricas, não queira que Portugal, a Galiza, as Asturias, a Cantabria, Leão, o País Basco, sejam regiões periféricas. E já há Alta Velocidade entre Ourense e Madrid. Quanto à passagem por Leon e Vitoria, a ADIF lá vai fazendo os estudos prévios, devagarinho, que o dinheiro não chega para tudo e tem sido dada prioridade ao corredor mediterrânico.

Mas não fique com dúvidas, senhor embaixador, volte por favor ao mapa do ponto 1 acima e veja a seguir o mapa das redes TEN-T para 2030 nas propostas de 27jul2022 e 6dez2022 de revisão do regulamento 1315, da Comissão e do Conselho, portos de Vigo, Corunha, Gijon, Bilbao, com ligações por Zamora e Medina del Campo, por Leon e Palencia, Venta de Banos e Valladolid, Burgos e Vitoria:



 

5 – “Sin echar la culpa a nadie, pero el asunto de las interconexiones ferroviarias es algo muy antiguo, porque España había elegido en el pasado una anchura de vías distintas a las del resto de Europa.”

Estamos mais uma vez de acordo, há que chegar a Hendaye em bitola standard, que a Perthus já se chegou. Mesmo as soluções de eixos variáveis e intercambiadores introduzem algum atraso na mudança de bitola, numa altura em que se luta pelo acoplamento automático e a monitorização digital dos vagões. Aquelas são úteis em aplicações específicas e localizadas. Além do mais, não vamos exigir que todos os operadores adquiram vagões mais caros.

 

Queria aceitar, senhor embaixador, os meus cumprimentos, na esperança de poder contar com o seu apoio para a implementação do corredor atlântico das redes TEN-T nos prazos regulamentares.


quinta-feira, 13 de abril de 2023

O STM (Specific transmission module) e o CONVEL

 



Esta é uma recente notícia, a  formação dum consórcio para a construção dum STM que faça a leitura das balizas CONVEL existentes (com informação dos sinais) e sem disponibilidade de peças de reserva, e a converta em mensagens para o equipamento novo ETCS (ou ERTMS). 
O objetivo da IP é poder circular os novos comboios (obrigatoriamente com ETCS) nas linhas existentes com CONVEL; os comboios antigos também poderão circular nas linhas existentes equipadas com balizas CONVEL como atualmente mas só poderão circular nas linhas novas com balizas ETCS depois de equipados com o ETCS.
Trata-se de uma decisão como consequência da decisão da IP de  manter o CONVEL e que os novos comboios circulem nas linhas antigas.
É uma decisão aceitável, que foi adotada e funciona na Noruega, mas pessoalmente sou contra. Preferiria nas linhas mais antigas só circularem comboios só com CONVEL até à sua retirada e nas linhas novas só comboios com ETCS. Um pouco como linhas de bitola ibérica para comboios antigos, linhas de bitola UIC para comboios novos, pequenos troços em que tiver de haver partilha, teria de se ter a solução STM para reduzido número de comboios (a propósito, extensão dos troços ferroviários em Espanha: bitola ibérica 11.211 km, bitola UIC 3.030 km, via de 3 carris 245 km) 
Descrição do sistema

EVC - European Vital Computer, incluindo o software do ETCS


Poema de Casimiro de Brito

 

Do Amor e da Morte

Temos lábios tenros para o amor
dentes afiados para a morte

Concebemos filhos para o amor
para a guerra os mandamos para a morte

Levantamos casas para o amor
cidades bombardeamos para a morte

Plantamos a seara para o amor
racionamos o trigo para a morte

Florimos atalhos para o amor
rasgamos fronteiras para a morte

Escrevemos poemas para o amor
lavramos escrituras para a morte

O amor e a morte
somos

Casimiro de Brito, in "Telegramas"

sábado, 8 de abril de 2023

Comentário a mais um comentário ao PFN

Entrevista sobre o PFN aos  engos Eduardo Zuquete e Joanaz de Melo

https://jornaleconomico.pt/noticias/1013849-1013849


Por um lado, na entrevista, a experiência de ferroviário com capacidade interpretativa da realidade do que se move ou do que deveria mover-se.

Do outro o engenheiro do Ambiente que tem publicitado, muitas vezes com pendor dogmático, posições imobilizadoras, algo contrárias ao que na alma mater nos ensinaram, que as leis da Natureza têm de se cumprir, mas que o objetivo principal da profissão de engenharia é a de transformar matéria e energia em coisas úteis e depois inventar o que for preciso para mitigar ou eliminar os efeitos perversos.

Recuando na minha memória aos tempos do liceu, evoco o dilema que tínhamos na filosofia, acreditar mais na nossa perceção ou na realidade e na impossibilidade de uma resposta de confiança,´- porque sem certezas de como compreender a realidade - procurar regras para ao menos não ficarmos muito afastados da dita realidade.

Graças ao triunfo da comunicação, envolvemo-nos agora em disputas sobre o acessório, despachando o essencial para zonas com nevoeiro, quase sempre deixando-nos levar pela herança do cérebro dos primitivos estádios da evolução, com a tendencia de criação de polos atrativos e de neles nos conglomerarmos em grupos que compensem as nossas inseguranças e ignorâncias, com o objetivo de ter a supremacia sobre o outro grupo.

Assim discutimos o PFN. Também eu enviei a minha participação no período da consulta pública, sem qualquer esperança de que os decisores atendam às minhas observações, em defesa do transporte nas áreas metropolitanas, e ainda em linhas novas numa nova rede integrada na rede única europeia, de acordo com as regras ensinadas também na alma mater de respeito pela normalização, neste caso consubstanciada no regulamento 1315 revisto (dispensando, por amor à normalização, as isenções).

Quando vejo na entrevista as preocupações em adaptar os objetivos aos meios disponíveis, imagino que primeiro podíamos definir os meios necessários, como quando analisamos uma proposta, primeiro olhamos para as questões técnicas e depois de escolhermos as melhores, passamos às questões económicas.

Por um lado é uma heresia o que digo, ansiar por gastos sumptuários, quando até os nossos colegas alemães andam muito tristes, porque fizeram umas contas e acharam que repor os 34.000 km de linha férrea degradada em boas condições lhes custaria à volta de 90.000 milhões de euros.

Mas por outro lado, olho para a estatística dos gastos pelos portugueses no jogo on line (11.000 milhões de euros em 2022) e vejo um valor próximo do orçamentado para a nova linha de AV Lisboa-Porto (Porto-Soure incluindo a  ponte do Douro 3.000 M? Soure-Carregado 2.000 M? Carregado-Lisboa 2.000 M incluindo tuneis e viadutos pela margem direita ou 3.000 M pela margem esquerda incluindo ponte do Tejo em Lisboa? porque não estão a ser estudados os traçados para estimativas fiáveis?) . Ou quando me chega do outro lado do Atlântico a conjetura de Marvão Pereira, se dedicarmos 1% do PIB por ano a infraestruturas em 10 anos teríamos a rede TEN-T do regulamento 1315 executada em Portugal e amortizada em 30 anos.

E lembro-me de que o governo sueco pura e simplesmente desistiu do projeto da rede única em AV em "Y"  Estocolmo-Goteborg-Malmoe-Copenhague, cerca de 800 km ou 24.000 milhões de euros, com o argumento, como que  tirado do PFN, que será mais vantajoso modernizar (palavra apreciada por quem assim pensa) as linhas existentes do que construir linhas novas de raíz. 

Não é essa a experiência que temos com a nossa linha do Norte, há anos em sucessivas "modernizações", por isso vejo com preocupação a defesa dessa opção para o caso português, para não citar o velho argumento, as caraterísticas das linhas existentes, em termos de gradientes e curvas, por exemplo, são para velocidades dos séculos XIX e XX e corrigi-las custam quase tanto com a linha nova (mas conviria fazer as contas minimamente credíveis). 

De nada serve termos material circulante para 220 km/h com aptidão para negociar curvas de raio convencional, quando tem de se imiscuir no tráfego urbano (perdoe-se-me a blasfémia, os fans de Karlsruhe não me perdoarão, mas tráfegos interurbano e urbano são incompatíveis no mesmo período de exploração), quando mesmo ao lado das vias está o caminho pedonal frequentemente usado porque livre das ervas infestantes que o ladeiam com o risco de sucção à passagem do pendular, quando vão sucessivamente morrendo nas passagens de nível por falta de visibilidade ou demora na travessia (se uma lenta travessia  durar 15 segundos, se o pendular estiver a 700 m quando for iniciada a travessia haverá colisão ou atropelamento ), quando no troço Alfarelos-Coimbra as travessias de peões são sucessivas, quando se morre nas estações de Ovar-Gaia porque o comboio urbano tapou a visão do pendular e não havia passagem superior (sim, o troço está em obras com os protestos que não sei se são válidos , se são do tipo "nanomequ" - não no meu quintal), quando se tem a encosta de Santarém para resolver.

Não só a Suécia; também da Finlândia chega a asserção, exposta na sua participação na revisão do regulamento1315 de uma forma supremacista (curioso sabermos como a Finlândia participou e ignorarmos como Portugal participou, aliás a resposta oficial a um pedido de informação foi muito clara, que não era altura para dar essa informação), de que estão muito bem com a bitola russa que têm e querem uma isenção de dispensa do cumprimento do regulamento e desistem das ligações em "Y" de Helsínquia a Turku, a Tampere e a Lahti, coisa para 500 km, poupam 15.000 milhões (menos o que vão ter de gastar na "modernização da rede de bitola russa existente que serve aquele "Y"). 

Digo supremacista porque se consideram acima da ingénua pretensão do regulamento 1315 de querer uma rede única interoperável em que um comboio de mercadorias puxado por uma locomotiva (evitemos a mania norte americana de tração por várias locomotivas) possa partir do terminal de Sines, de Setúbal, de Lisboa, de Aveiro, de Leixões, e vá por aí fora sem roturas ou "breaks", com engates automáticos (DAC) e monitorização dos travões e rodados dos vagões, até Rovaniemi, a terra do pai Natal (não digo todos os vagões do comboio de 750 m, mas alguns, mesmo para poderem trazer na volta as encomendas do dito pai Natal).

Claro que os finlandeses, na melhor tradição do  senhor Oli Rhen, vão querer continuar a exportar por via marítima, que não há procura para gastar o dinheiro no túnel de 80 km de Helsínquia para Talin onde "pegaria" no Rail Baltica, o projeto de bitola UIC nos países de bitola russa.  E muito menos para mudar a bitola. 

Por cá está-se a trabalhar no concreto para a implementação da rede interoperável doTEN-T do regulamento 1315? Não, não está, estamos no Deus dará e chacun pour soi (a Medway já compra locomotivas de bitola  UIC para o lado de lá da plataforma de Vitoria e locomotivas de bitola ibérica para o lado de cá, já não se sonha com os eixos telescópicos nos vagões apesar de eles já andarem por aí). E melhor não estamos quanto ao transporte de semirreboques por comboio, as autopistas ferroviarias dos nossos colegas espanhois, já avançados no domínio do gabari P400, desde o túnel de Pajares ao corredor mediterrânico, objetivo, pelo túnel de El Pertus, Barking no UK, Bettemburgo no Luxemburgo, Roterdão, Mannheim e por aí fora, assim a superior clarividência do governo Macron cumpra o regulamento europeu e os acordos com Raquel Sanchez e execute até 2030 a nova ligação Dax-Hendaye atribuindo 2ª e não 1ª prioridade à rede da Aquitânia (toda e qualquer semelhança com a 1ª prioridade à ligação Porto-Vigo é pura coincidência).

Por cá, talvez se conseguisse sair do impasse seguindo o exemplo de Espanha, temos a ADIF convencional e temos a ADIF ALTA VELOCIDADE. Por cá teríamos a rede existente de bitola ibérica e a nova rede de bitola UIC, sendo que a bitola não é o único componente interoperável a dar dores de cabeça. O ERTMS é o outro, a resolver se queremos tráfego com Espanha. Precisamos de esclarecimentos sobre o projeto STM (o módulo que lê a baliza CONVEL e informa o equipamento ETCS de bordo, mas valerá a pena conservar o CONVEL já sem componentes de reserva?

Tenho de discordar da entrevista sobre a linha Aveiro-(Almeida?)-Salamanca. As dificuldades encontradas na "modernização" da linha da Beira Alta, a desistência de retificação de gradientes, os atrasos que se vão somando (não só na Beira Alta, na linha do Oeste, especialmente entre Meleças e Caldas, sem esquecer a grave falta da ligação Malveira-Sacavém, não por Odivelas como também se tem publicitado, porque já lá temos o metro) ,  juntam-se às deficiências de base da contratação pública para demonstrar a nossa crónica falha de planeamento e de controle da execução.

Porque insisto na linha Aveiro-Salamanca? Porque não posso concordar que não seja prioritária a ligação à Europa sem "gauge break"? Porque em 2022 exportámos e importámos por modos terrestres (quota da ferrovia < 2% !) para e de Espanha 27 milhões de toneladas no valor de 44 mil milhões de euros, ms para o resto da Europa 12 Mton e 57 M€ .  Para transferirmos cargas rodoviárias para a ferrovia era essencial, até 2030, cumprirmos o regulamento 1315, nomeadamente com o referido transporte de semirreboques por comboio. Voltemos às aulas de Física do liceu, a resistência ao movimento de um comboio num percurso e velocidade tipo para transporte de 1400 toneladas de carga útil é da ordem de  70 kN, enquanto a resistência de 40 camiões transportando a mesma carga em percurso equivalente é da ordem de 300 kN (quer sejam de tração fóssil, quer sejam de tração elétrica), obtendo-se a energia consumida entrando na equação do movimento com o produto da força resistente pelo comprimento percorrido.

Dir-se-ia que o transporte de mercadorias (e de passageiros) não deveria ser avaliado em dolares ou euros por tonelada-km, mas sim em energia primária consumida por tonelada-km (ou passageiro-km). Mas não é assim, o FMI e o BCE não ligam a essas minudências que querem passar por cima do sacrossanto princípio do mercado, apesar dos avisos de Cassandra de que estamos a esgotar os recursos (ora, junte-se o urânio empobrecido às fotovoltaicas/eólicas e seremos felizes  ad eternam). Talvez por isso, por não se dar ouvidos a Cassandra, ninguém está a trabalhar no sentido que proponho e é olímpica a indiferença do governo pelo regulmento 1315. É referido no PFN, mas não se vislumbra intenção de o cumprir. Tampouco me parece interessada a Ordem dos Engenheiros em debater públicamente a questão.

Bem prega, melhor do que eu, o ECA (European Court of Auditors, ou Tribunal de Contas Europeu), apesar das sempre bonitas palavras da comissária dos transportes sobre a ecologia dos transportes, o desprezo que os governantes europeus têm pelo seu caminho de ferro:          https://www.eca.europa.eu/en/Pages/DocItem.aspx?did=63659                                            https://www.investigate-europe.eu/en/2021/despite-public-support-for-rail-trains-remain-underfunded-in-europe/

O mesmo raciocínio energético me leva a defender uma linha de alta velocidade Lisboa-Porto com os padrões da interoperabilidade do regulamento 1315 de que aliás faz parte, e em sintonia com a diretiva da União Europeia de interditar os voos de menos de 500 km. É ainda a questão, por mais hidrogénio que seja o combustível ou por mais e-fuel, sintético ou bio que ele seja o rendimento energético da catenária é superior ao do hidrogénio ou do e-fuel produzidos.

Mas devo cumprimentar os dois entrevistados por chamarem a atenção para a falta de uma calendarização e de um roteiro ("road map" gostam os comentadores de dizer) para os transportes nas áreas metropolitanas (que evidentemente inclui o Algarve) e a correta análise do que é uma linha circular (eu preferiria já a terceira travessia do Tejo com a valência suburbana incorporada). Bom seria a divulgação das análises que vêm fazendo com a Universidade e o metro. 

Foi longo o comentário, apesar de muito ter ficado por tratar. Efetivamente a questão é extensa e complexa, exigindo ser abordada por equipa, não por indivíduo, E mais exige,  quanto a mim, amplo debate público sem os vícios do mediático e sem a orientação forçada pelo governo e pela IP. O que a experiência mostra ser muito difícil.

Com apreço pela entrevista.









quarta-feira, 5 de abril de 2023

Os gestores e os operadores ferroviários devem manter um nível de segurança elevado

 Os gestores e os operadores ferroviários devem manter um nível de segurança elevado, mas demasiadas vezes tomam medidas ou omitem medias que contribuem para uma sinistralidade inadmissível ou hipocritamente descartam para outros as culpas.

Eventualmente pela preocupação de reduzir despesas e aumentar receitas, tivemos o exemplo do descarrilamento em East Palestine em  3fev2023 e depois o acidente na Grécia em 28fev2023,

https://fcsseratostenes.blogspot.com/search?q=east+palestine
https://fcsseratostenes.blogspot.com/2023/03/colisao-de-comboios-em-larissatempi.html

Vieram juntar-se à lista mais um descarrilamento em Minesota, e outro em Montana, com prejuízos apenas materiais e ambientais, nos USA, suscitando dúvidas sobre se os padrões mínimos de conicidade das rodas são cumpridos e sobre o comprimento excessivo dos comboios de mercadorias, muito superior a 750 m. Tudo indica que tem subsistido a correlação aumento da sinistralidade-aumento dos lucros, sendo as receitas  suficientes, graças aos cortes nos recursos e na manutenção, para cobrir os prejuízos dos acidentes.

https://www.nbcnews.com/news/us-news/train-carrying-ethanol-derails-catches-fire-sparking-evacuation-reside-rcna77363

https://eu.usatoday.com/story/news/nation/2023/04/03/montana-train-derailment-coors-light-blue-moon-beer/11591531002/

https://www.wsws.org/en/articles/2023/03/28/rail-m28.html

Infelizmente, com uma vítima mortal e feridos graves, ocorreu em 4abr2023, cerca das 3 da madrugada, o descarrilamento de um intercidades na Holanda. Aparentemente, um comboio de mercadorias percutiu uma grua móvel que aguardava para a manutenção noturna junto da estação de Voorschoten (entre Leyden e Haia) , no espaço equivalente ao cais central mas ocupando o gabari do comboio. A grua por sua vez terá batido na extremidade do cais e embatido na lateral da primeira carruagem do comboio de passageiros que circulava em sentido contrário e descarrilou.

Aguarda-se a investigação do Dutch Safety Board holandês, mas aparentemente terá havido uma descoordenação sobre o local e a hora de entrada ao serviço da grua de manutenção. Será que o respetivo empreiteiro tem experiência e conhece a ferrovia? É muito bonito reservar à iniciativa privada e à concorrência, como recomenda a União Europeia, oportunidades de trabalho na ferrovia, mas os operadores e os gestores de infraestruturas têm de garantir acima de tudo a segurança e os governos têm de aceitar as despesas com a manutenção segura. Em princípio, este será um argumento que justifica os gestores de infraestruturas terem os seus meios próprios, ou pelo menos ter recursos humanos e materiais que lhes permitam conduzir de muito perto, ao pormenor, os trabalhos. Assim os controladores da economia e das finanças mobilizem os respetivos meios necessários.

https://en.wikipedia.org/wiki/2023_Voorschoten_train_crash

A grua móvel, com rodados para rodovia e para ferrovia, estaria mal estacionada entre as duas vias, junto do cais central, em lugar de estar no exterior, notando-se igualmente falta de uma vedação clara



ao fundo à direita, na 2ªvia a contar da esquerda, o comboio de mercadorias; à esquerda deste restos da grua móvel encostada ao cais central e com vestígios de destroços na via do comboio de passageiros, a 1ª a contar da esquerda; à esquerda da figura e em 2º plano a carruagem da frente com vestígios de embate na sua retaguarda da grua móvel 


vista do local um pouco a sul do acidente , sem vedação entre as vias e os caminhos adjacentes; custará aos gestores da infraestrutura aceitar devido aos custos, mas é uma obrigação de segurança a segregação absoluta do transporte ferroviário pesado relativamente à envolvente


PS em 7abr2023 - segundo informação em   https://netherlands.postsen.com/news/162762/Voorschoten-train-accident-probably-caused-by-crane-being-on-track-too-early--Interior.html

o empreiteiro da grua móvel terá pedido às 3:23 à sala de controle central a interrupção do tráfego para a grua atravessar as duas linhas em operação a caminho das duas linhas em manutenção; a colisão com o mercadorias ficou registada às 3:25 e com comboio de passageiros cerca de 1 a 5 minutos depois (informação posterior pela wikipedia: registo da perda de tensão na catenária às 3:29); indícios de precipitação do empreiteiro cujo operador atravessou a primeira linha, do comboio de passageiros, sem autorização e deixou a grua móvel estacionada parcialmente no gabari do mercadorias




PS em 6abr2023 - Até quando? uma linha ferroviária deve estar segregada do tráfego pedonal e rodoviário:

https://www.msn.com/pt-pt/noticias/other/dois-mortos-em-acidente-entre-mota-e-alfa-pendular-na-zona-de-santar%C3%A9m/ar-AA19ytT5?ocid=mailsignout&pc=U591&cvid=90082f8c00164e3f84a903edf155a3d1&ei=38

aproximação da passagem de Santana/Cartaxo com pouca visibilidade 


https://jornaldoalgarve.pt/circulacao-ferroviaria-na-linha-do-algarve-retomada-apos-atropelamento-mortal-em-portimao/

PS em 10abr2023 - Repete-se a pergunta, até quando? mais um acidente na passagem de nível de S.Pedro da Torre, próximo de Valencia. Num dos sentidos, não há visibilidade para a linha de comboio. O GPIAFF deveria investigar, esclarecendo qual o tempo de atuação das barreiras e o tempo autorizado para a travessia antes do fecho das barreiras relativamente à posição do comboio

https://www.radiovaledominho.com/valenca-linha-do-minho-reaberta-apos-violento-acidente-em-sao-pedro-da-torre/

Ver sobre esta passagem de nível, onde em 20jan2023 também ocorreu um acidente:

https://fcsseratostenes.blogspot.com/2023/02/acidentes-na-passagem-de-nivel-de.html


Inadmissível, não pode haver passagens de nível, tem de se gastar dinheiro em passagens desniveladas. O GPIAFF devia fazer os seus inquéritos.

PS em 11abr2023 - esta reportagem do CMTV permite situar o acidente na passagem de nível situada a 430 m a nordeste da passagem de nível atrás referida. Mantêm-se válidas as observações sobre a natureza intolerável dos riscos de colisão

https://www.cm-tv.pt/atualidade/detalhe/20230409-1616-carro-abalroado-por-comboio-em-valenca





imagem anterior à colocação de barreiras, mas evidenciando a falta de visibilidade; o comboio veio da esquerda






PS em 12abr2023 - Continua a tragédia, até quando? até quando a comunicação social e o GPIAFF ignorarão a importância de divulgar as causas e as circunstâncias e as recomendações para evitar os acidentes? hoje foi um idoso de 90 anos atropelado em S.Mamede de Infesta numa passagem de peões atravessando a via única de Leixões:




terça-feira, 4 de abril de 2023

O metropolitano de Lisboa neste início de Primavera

Neste início de Primavera o metropolitano de Lisboa divulga no seu sítio da internet as suas ações de expansão: 
https://projetos.metrolisboa.pt/

- prossegue a obra da linha circular, estando já concluido o túnel entre o término de Rato e a estação Santos, faltando a ligação a Cais do Sodré; ignora-se se durante a obra foram atingidos os limites previstos de deformações do edificado,
- prossegue a obra dos viadutos de Campo Grande, faltando ligar os tabuleiros novos aos viadutos existentes e estando em instalação a estrutura de suporte da cobertura acústica junto da torre vicentina; de maio a julho interromper-se-á a exploração entre Quinta das Conchas e Cidade Universitária para a ligação dos novos viadutos cessando a ligação de Odivelas ao Rato; objetivo de colocação em serviço da linha circular em 2024
- inicia-se a instalação do CBTC (communications based train control) na linha azul (abril de 2023); será extensível a toda a rede e toda a frota, incluindo 27 milhões para um adicional para o prolongamento da linha vermelha e resto da frota
- aguarda-se o fornecimento da primeira unidade do novo material circulante (abril de 2024)
- aguarda-se a adjudicação do concurso para o fornecimento das especialidades complementares (acabamentos) da linha circular (objetivo colocação em serviço 2025)
- aguarda-se a adjudicação do concurso dos toscos do prolongamento da linha vermelha a Alcantara 
Terra (objetivo: adjudicação 3ºtrimestre de 2023 + 6 meses para projeto de execução e RECAPE + colocação em serviço 2026 por causa do PRR, mas não parece possível)
- aguarda-se o lançamento do concurso para a chamada linha violeta, o percurso em U do Hospital 
Beatriz Ângelo ao Infantado, passando por Odivelas, depois da consulta pública do EIA de janeiro a fevereiro de 2023
- divulgado um novo mapa de expansão com o prolongamento da linha amarela de Telheiras a Benfica


A equipa de marketing do metro terá feito um bom trabalho na apresentação de todas estas ações, assim como o seu presidente na sua intervenção na comissão de Economia do Parlamento.

Mas infelizmente é discutível o mérito e especialmente a qualidade técnica das soluções escolhidas (não me refiro à técnica da construção dos túneis - embora haja vantagens do TBM -, dos viadutos e das estações, mas sim à conceção) com exceção do CBTC e do novo material circulante, de inquestionável qualidade em ambos os casos.

A situação é notavelmente grave quanto aos traçados da expansão da rede, uma sucessiva acumulação de erros em que cada passo desintegrado dum equilibrado plano de expansão (o plano de expansão de 2009 contem erros graves e foi imposto à revelia do PROTAML e dos PDM anteriores a 2016 inclusivé, através dum simples despacho da secretária de Estado dos Transportes de 2009 represtinado pelo ministério do Ambiente em 2016 e dado seguimento escrupuloso pelos missi dominici do metro sem obediencia aos princípios de aprovação de investimentos  de transportes públicos, ainda antes da nomeação do atual presidente).

Isto acontece num contexto em que os titulares da direção superior e da direção executiva de empreendimentos do metropolitano não dispõem de formação e experiência profissionais que lhes permitam conhecer em profundidade  os problemas da conceção de uma rede de metropolitano, sua operação e manutenção.

Dir-se-ia que uma forma simples de contornar essa falta de currículo poderia ser um contacto franco com os técnicos reformados do metropolitano, mas a direção superior chegou a proibir a visita por esses técnicos aos gabinetes dos colegas no ativo. É o contrário da prática científica e académica, o referendo entre pares. Não admira que, apesar dos encómios da secção de marketing, depois da administração do metro e do ministério do Ambiente rejeitarem com laivos de detenção da infalibilidade e do síndroma de Hubris as críticas, a valia dos projetos atuais deixe tanto a desejar (mais uma vez exceção do novo material circulante e do CBTC).


Comentários sobre o ponto da  expansão:

- linha circular - deveria ser prestada informação sobre o nível de deformações no edificado, a terem ocorrido, durante a obra; igualmente é desejável a prestação progressiva de informação rigorosa, publicamente, à medida que avança a obra da estação Santos e da ligação à estação Cais do Sodré; idem para a disponibilização pública da calendarização da preparação e da colocação em serviço da linha circular, incluindo os períodos e a extensão dos troços fora de serviço

- viadutos de Campo Grande - é impressionante a sobranceria (complexo de Hubris) com que a administração do metro e o ministério do Ambiente rejeitaram, para além do incumprimento do artigo 282 da lei 2/2020 (a pretexto de haver pareceres jurídicos que retiram obrigatoriedade ao que chamam propostas cavaleiras ou aproveitadoras da lei do orçamento) , as críticas a esta agressão paisagistica e urbanistica e ao erro das zonas de mudança de via e de aparelhos de dilatação (implicam número excessivo de aparelhos de dilatação, redução de velocidade, incómodo para os passageiros, e desgaste de via e do material circulante com redução dos períodos de substituição de carris e rodados). A própria CML demitiu-se das suas responsabilidades desistindo da opção da linha em laço ou espiral, solução adotada em Londres, que evitaria a obra dos novos viadutos. 
No momento atual subsiste a falta de informação sobre que solução será adotada na estação Campo Grande  para o acesso de pessoas com mobilidade condicionada e instalações sanitárias (não existe acessibilidade para aquelas pessoas e as IS encontram-se permanentemente desativadas).. Não existe informação sobre a data de cessação do serviço Odivelas-Rato. Não foi feita confirmação formal sobre  a possibilidade no sistema de sinalização e de via férrea de retorno à exploração Odivelas-Rato (e consequentemente Rato-Cais do Sodré-Campo Grande -Telheiras). Idem para o modo de "partilha" anteriormente propagandeado pelo ministério do Ambiente (exploração de que se discorda por implicar intervalos maiores nos troços centrais).

- CBTC  e novo material circulante - espera-se a concretização com sucesso, incluindo a informação para o tempo de espera, considerando as boas referências dos fornecedores e dos técnicos da especialidade do metro 

- especialidades complementares (acabamentos) da linha circular - recordo que durante a minha vida ativa, os concursos para o fornecimento das especialidades ferroviárias (via férrea, média tensão, baixa tensão, eletromecânica, telecomunicações, sinalização) eram conduzidos pelos técnicos do metropolitano, sendo os próprios cadernos de encargos devia férrea, média tensão, telecomunicações e sinalização elaborados também internamente. A coordenação da integração destas disciplinas na obra era da responsabilidade do metro com o apoio do departamento de planeamento da FERCONSULT. A elaboração dos processos de normativos e de homologação para aprovação pelo IMT da colocação em serviço era também interna. Infelizmente, com ideias inovadoras da administração no fim da primeira década do século XXI, no prolongamento da Gare do Oriente para Aeroporto várias das especialidades complementares foram alvo de concursos conduzidos pelos empreiteiros gerais de construção civil. Dizem alguns que o acidente ocorrido no término do aeroporto com colisão com o fim do túnel nada teve a ver com esse facto. Recordo ainda o erro crasso da curva de raio pequeno de Oriente para Moscavide em vez de prosseguir para Sacavém/Portela em curva aberta - o serviço do aeroporto deveria fazer-se por viaduto e túnel de Campo Grande-Aeroporto-Avenida de Berlim-Oriente, mas as instancias superiores do metro na altura acharam que não. Será a síndroma dos decisores de gabinete longe das frentes de trabalho apesar dos benefícios da teleinformática, que infelizmente já vem de há muito. 

- prolongamento de S.Sebastião a Alcântara Terra - com alguma ingenuidade, não protestei na consulta pública da EIA contra a inserção de uma estação de metro (ao menos que estivesse mais próxima da estação da CP de Alcântara Terra), com a forma arquitetónica dos antigos armazens de mercadorias junto das estações, praticamente a meio do acesso rodoviário em Alcântara Terra à ponte 25 de abril, mas apresentada como uma solução requalificadora do urbanismo da zona. Apenas inclui nas sugestões uma maior pormenorização dos desenhos da estação para esclarecer como a inserção do edificio não iria limitar a fluidez do transito automóvel nem pôr em risco os passageiros que saissem pelo lado sul da nova estação. Ingenuidade porque ter-me-ei deixado levar pela afirmação no  próprio EIA que o ideal seria prolongar a linha vermelha até Algés, uma vez que na altura do EIA ainda não estava decidida a construção do LRT (eu diria que melhor designação será "tramway" , mas os decisores gostam mais da designação LIOS). No EIA nada consta sobre a imputação dos custos adicionais consequência da construção do interface com o LIOS, da remodelação das vias de entrada, de saída e de circulação do bairro da quinta do Jacinto (Alvito) e muito menos da necessária construção de novo acesso rodoviário à ponte 25 de abril, eventualmente junto da ETAR. Para compor o quadro, os decisores insistem cada vez mais que a ligação da linha de Cascais à linha de cintura (alguma vez tais decisores terão gerido uma linha ferroviária saturada?) é para se fazer, paredes meias com o caneiro de Alcântara, e que a estação de Alcântara Terra é para abater porque tal ligação inclui uma nova estação junto da rua Fradesso da Silveira. Mas nada consta no EIA dos custos da correspondência entre as novas estações do metro e a ligação da linha de Cascais. Nem dos custos das ligações mecânicas entre a eventual estação do Alvito da CP , a estação do metro e a estação da linha de Cascais. Por isso fico a pensar porque é apresentado o aumento de custos da construção, na intervenção que o presidente do metro fez na Comissão de Economia, Obras Públicas, Planeamento e Habitação em 9mar2023 na AR, como se fosse uma surpresa, derivada da rotura das cadeias de abastecimento, da guerra e da inflação. Mais uma vez sublinho, não ir o metro a Alcântara Mar em viaduto (com a desculpa a posteriori do LIOS e sem apresentação dos "estudos" que rechaçaram uma opção estudada no metro há mais de 20 anos e integrando o PROTAML) e não considerar a linha de Cascais como de vocação metropolitana a não misturar com tráfego interurbano, são erros graves em termos de planeamento de uma área metropolitana.

- LRT Odivelas-Hospital B.Ângelo e Odivelas-Infantado - apesar das participações na consulta pública (mais de 500) terem merecido tratamento, não há esperança, face à prática habitual do governo e dos seus missi dominici de virem a ser aplicadas as sugestões feitas. Por exemplo, porquê um LRT com troços à superfície e uma correspondência com a estação do metro de Odivelas ao ar livre,  em vez de investir um pouco mais no túnel integral, se a própria ligação Odivelas-Hospital já prevê 3 km de túnel, aliás poupando em expropriações? igualmente o EIA é omisso na possibilidade de integração da ligação Odivelas-Infantado na grande circular externa prevista no PROTAML; mais informação em:

- novo mapa de expansão com o prolongamento de Telheiras a Benfica - diz a comunicação do metro, com um certo ar displicente escondendo o orgulho por ter um novo mapa de expansão mas ao mesmo tempo com desejo de que sintam  esse orgulho embora sem avaliar se há motivo para ter orgulho, que decorrem "estudos" para avaliar qual a melhor solução para o prolongamento de Telheiras para Benfica. E felizes porque aceitaram a sugestão, quiçá do seu correlegionário da junta de freguesia, de estender a linha até a uma das  estações de Benfica. Inconscientemente recuamos séculos até aos tempos escolásticos do "magister dixit", "estão a decorrer estudos". Então mostrem-nos, não sigam a tradição dos "estudos" da linha circular, os "estudos" do prolongamento da linha vermelha. É evidente o conflito de interesses, se o metro pagou os "estudos" não pode invocar análise independente das suas decisões (fácil demonstrar, no caso da linha circular, foram eliminadas pela administração opções antes de contratado o gabinete que fez os "estudos"). Deixem a escolástica, desde o século XVII que há referendo entre pares, que as conclusões se discutem em tempo útil, sem ocultações.

Mas vamos ao novo mapa, que o "Lisboa para pessoas" teve a amabilidade de divulgar.




Comentários sobre a expansão a Benfica:

1 - mantem-se, apesar do projeto de linha em U   Odivelas-Hospital Beatriz Angelo/Odivelas-Loures-Infantado, a prioridade dada pelos decisores do metro/ministério do Ambiente ao serviço de zonas urbanas em detrimento de zonas periféricas de concelhos exteriores ao  município de Lisboa, sem menor consideração pela população de Telheiras e de Benfica

2 - mantem-se a não atualização do PROTAML e PDMs e a inexistencia de SUMPs conforme as diretivas da União Europeia, sujeitando assim a comunidade da AML, com o beneplácito dos juízes do Tribunal de Contas, aos inconvenientes dum processo de crescimento da rede de transportes públicos por passos desarticulados entre eles e comprometendo uma solução coerente

3 - a adoção da linha circular e o desvio da linha de Odivelas para Telheiras limitam gravemente as opções de expansão da rede de metro. Isto mesmo é ilustrado pelo que aconteceu com o previsto no mapa de 2009 : o prolongamento da linha vermelha de Oriente ao Aeroporto e seguimento para Campo Grande, Telheiras, Pontinha e seguimento para Amadora conforme também previsto quando se projetou o prolongamento a Pontinha e Amadora. A linha de Odivelas terminaria em Campo Grande,  fazendo-se a ligação entre viadutos para a linha circular a nascente da estação e não a poente como está a fazer-se. A linha vermelha seria assim mais um exemplo da síndroma dos decisores que idealizam linhas em U ou circulares, que em pontos decisivos voltam para trás em vez de prosseguir para  as periferias, servindo-se aos cidadãos a ideia de que estas voltas dinamizam o transporte público e atraem os utilizadores do transporte individual.

4 - numa ótica do PROTAML, em vez da linha circular, mais correto seria o prolongamento da linha verde de Campo Grande a Telheiras-Pontinha-CRIL/parque dissuasor -Famões . Sublinha-se que a linha circular inviabiliza esta solução, pelo que é de considerar a transformação, a exemplo do metro de Londres, da linha circular em linha em espiral ou laço, com o prolongamento atrás referido de Telheiras a Famões.

5 - o prolongamento de Telheiras à praça de S.Francisco e de seguimento para Colégio Militar tem o grave inconveniente da curva junto daquela praça ter um raio inferior a 250 m, portanto gerador de desgaste do material circulante e dos carris. Já foi afirmado pelo metro que no seu normativo são acceites curvas de raio 250 m. Sendo verdade, mas apenas porque a proposta que apresentei em 2008 para atualização do normativo, incluindo a subida do limite mínimo para 500 m, foi deixada pela administração, na totalidade, na gaveta.

6 - ressalvando que se discorda da solução linha circular e do prolongamento Telheiras-Benfica, apresenta-se nas imagens seguintes duas opções para evitar a curva de raio excessivamente curto.

6.1 - seguimento da praça de S.Francisco com raio maior pela avenida Cidade de Praga-PMOIII-Pontinha-Benfica/igreja-estação Santa Cruz/Damaia e seguimento para Alfragide e Algés:



6.2 - não seguindo para a praça de S.Francisco, ligação de Telheiras pela rua Fernando Namora-Colégio Militar-Benfica/igreja-estação Santa Cruz/Damaia e seguimento para Alfragide e Algés:






Voltemos à audição da administração do metro na AR:

1 - "vastíssima equipa" - Em primeiro lugar, ressalta do início da intervenção do presidente do metro a palavra "vastissima" aplicada à equipa que tem desenvolvido o projeto do prolongamento da linha vermelha, desde arquitetos e engenheiros eletrotécnicos, como uma validação da sua qualidade. Mais uma vez refiro que nunca se pôs em causa a competência dos colegas que estão a trabalhar no que considero um erro de traçado. Estão a cumprir a sua função de acordo com as instruções superiores de imposição de um traçado do qual não são responsáveis, desde o mirífico endeusamento do LIOS à agressão ao acesso à ponte 25 de abril (não constituindo a nova estação de metro a ligação entre as duas partes separadas pelo acesso, se atendermos aos desenhos do EIA devido aos riscos de travessia rodoviária na saída sul da estação; nem a rotunda pivotante referida pelo senhor presidente do metro parece repor a capacidade de tráfego rodoviário atual no acesso à ponte atendendo à partilha referida no EIA com o tráfego do bairro da quinta do Jacinto) e à fuga como o diabo da cruz de Alcântara Mar (perdoe-se a descrença que o prolongamento a Alcântara Mar do LIOS nem o percurso pedonal à superfície, sejam boas soluções, pese embora a rígida convicção do senhor presidente  do metro de que o serão) . Terá o senhor presidente do metro, que teve uma experiência profissional importante no sistema de autoestradas e num empreiteiro de obras públicas, e igualmente a senhora vogal da administração que o acompanhou na AR, a amabilidade de considerarem que quem escreve estas linhas teve a honra de conhecer algumas "vastíssimas" equipas interdisciplinares com quem executou durante alguns anos a coordenação da inserção interativa das especialidades ferroviárias na obra de construção civil e a preparação dos processos de homologação para colocação em serviço dos novos troços, servindo-lhe essa experiência de escusa por poder parecer-lhe, ao senhor presidente, uma intromissão em funções alheias, quando o faz por imperativo deontológico ao criticar o que a sua experiencia lhe diz que está mal, e porque como cidadão não aprova que se ignorem os procedimentos definidos pela Comissão Europeia para os planos de organização do território das áreas metropolitanas e urbanas (SUMP) , nem que sistematicamente se ocultem da população passos essenciais no desenvolvimento dos projetos escudados em "estudos" pouco escrutinados e condicionados por quem contrata. As muitas reuniões com juntas de freguesia referidas na audição não são suficientes deste ponto de vista, especialmente quando realizadas depois do fecho da consulta pública (embora se saiba que é difícil aceitar as sugestões que se fazem na consulta pública). Como disse o deputado Antonio Proa, o metropolitano teria vantagens junto da população se se abrisse ao diálogo, pese embora a rígida insistência do presidente do metro que os contactos com a CML antes do EIA tudo justificam.

2 - rejeição da ida a Alcântara Mar - sempre se soube no metropolitano que o traçado de túneis em Alcântara não é recomendável por causa do caneiro de Alcântara, pelo que se estranhou a inserção de túneis de metro no PUA de 2012 - assim se reconsidere por esta razão a ligação da linha de Cascais à da cintura - o que se pretendia era a ligação em viaduto com rápida correspondência entre a linha de Cascais e o metro. E não vale a pena falar em impactos visuais e paisagísticos com os exemplos do hospital CUF Tejo, da agressão dos novos viadutos de Campo Grande ou da própria estação de Alcântara Terra no acesso à ponte 25 de abril. Não parece assim relevante invocar o relatório do LNEC, estranhando-se a insistência do senhor presidente do metro em ligações pedonais à superfície com semaforização (com os riscos associados), especialmente quando há uns anos existia uma ligação pedonal em viaduto entre as estações de Alcântara Mar e Terra.

3 - eventual impacto em projetos imobiliários - estranha-se a referência, considerando que o habitual é o  prolongamento do metro valorizar os empreendimentos imobiliários, tanto assim que em casos como o do metro de Hong Kong, as respetivas mais valias financiam o prolongamento

4 - LIOS - por maioria de razão também se considera irrelevante, para a rejeição de Alcântara Mar, a invocação do traçado do LIOS quando no próprio EIA se reconhece que a melhor solução seria o prolongamento da linha vermelha a Algés transferindo a correspondência do metro com a linha de Cascais de Alcântara Mar para Algés (e impondo, como o próprio EIA também diz, meios mecânicos protegidos entre as estações Alvito, Alcântara Terra e Alcântara Mar. Convém recordar que se o LIOS tiver um percurso à superfície, as interferências com o tráfego pedonal, velocipédico e automóvel e as caraterísticas do percurso determinarão um elevado tempo de deslocação entre Algés e Alcântara Terra.

5 - profundidade da estação Amoreiras - eventualmente por deficiência minha de entendimento, a profundidade do troço respetivo não foi questionado pelo facto de ter de passar sob o túnel rodoviário, até porque justificaria um traçado mais retilíneo pela rua Ferreira Borges sem colisão com os restos do aqueduto nem obrigatoriedade de passar pelo Jardim da Parada (eventual aproveitamento dos terrenos do quartel)

6 - agravamento de preços - como já referido, estranha-se que só agora se reconheça que o orçamento tinha sido muito por baixo, como aliás é vulgar, porque vieram as revisões de preços influenciadas pela rotura das cadeias de abastecimento, pela pandemia, pela guerra, pela inflação, e, o que poderia ter sido evitado, por implicações com o traçado do LIOS, com novos traçados no bairro da quinta do Jacinto (Alvito), uma nova rotunda, até imprevisto (?) reforço da muralhas do Livramento. Mas como disse o deputado Filipe Melo, não se encontra fundamento para os 25% da revisão de preços consultando a evolução dos preços de materias primas e de mão de obra (naturalmente porque terá havido suborçamentação)

7 - três empreiteiros falidos - muito curiosa a referência do senhor presidente aos 3 empreiteiros falidos que tiveram de abandonar a obra quando iniciou funções no metro: remodelação para acessibilidades e ventilação das estações Colégio Militar, Areeiro e Arroios. Não se criticam as soluções encontradas até porque resultaram, mas convém determo-nos um pouco nas causas do abandono da obra pelo empreiteiro. No primeiro caso, ainda estava ao serviço quem escreve estas linhas, em vão propus à administração da altura alterações ao caderno de encargos para que não se adjudicasse a proposta mais barata; no segundo caso em vão propus a ligação pedonal coberta à estação da CP ; no terceiro caso em vão propus que não se interviesse no lado norte da estação para que a obra ficasse mais económica. Pena não se aprender com os erros. A propósito da referência ao processo construtivo de transferência de cargas na obra de remodelação de Arroios, como aliás já foi sendo feito ao longo da história do metro noutras estações, sugeria que fosse sistematicamente fornecida informação rigorosa aos interessados através do sítio da internet do metropolitano.

8 - o prolongamento da linha vermelha trará mais 12 milhões de passageiros por ano - curiosa a conclusão. Quando se publicitou a linha circular através do EIA foi anunciado um acréscimo de passageiros de 9 milhões por ano. Sabendo-se que o aumento de passageiros entre 2018 e 2019, sem acréscimo da rede, foi de 14 milhões , ficamos com uma ideia da mais valia da linha circular.

9 - o interface de Alcântara - como já referido, descrê-se, em concordância com o deputado Bruno Dias, da funcionalidade do interface previsto, nomeadamente na ligação às estações da CP Alcântara Terra, Alcântara Mar e Alvito, e aos autocarros. Como o senhor presidente do metro acabou por reconhecer, a diferença de cotas sugere o recurso à solução teleférico, que não é inovadora, existe em muitos locais por esse mundo fora, e repete-se que foi demolido há cerca de 10 anos um viaduto pedonal com tapetes rolantes numa ação de claro atentado à mobilidade urbana por submissão a critérios particulares de empresa.

10 - a casa de Goa e os moradores do quarteirão da futura estação Estrela - registo com apreço os bons resultados nas expropriações temporárias junto da estação Santos, confirmando o historial do metropolitano (se excetuarmos a perturbação visual aos moradores da torre vicentina de Campo Grande). Igualmente registo a tranquilidade do senhor presidente do metro relativamente ao sucesso de futuras negociações com a proprietária do imóvel, a CML. e à participação do metro numa boa solução para a casa de Goa. Por isso deixo também essa espetativa para o encontro de uma boa solução para os moradores do quarteirão da futura estação Estrela em sintonia com a sua junta de freguesia (a atual não é uma boa solução pelas perturbações temporárias e definitivas dos moradores, sendo possivelmente uma boa solução a deslocação da estação, apesar dos inconvenientes, para o exterior do perímetro dos prédios).


CONCLUSÕES 

A rígida insistência com que a direção superior do metro recusa as críticas e repete que as suas soluções são as melhores, que foram realizados "estudos", que não mostra, que o comprovam, e que o diálogo sobre as alternativas de traçado é sempre intenso com as juntas de freguesia antes da apresentação dos EIA justificando assim a sua inamovibilidade, mostra que é inútil a discussão, por mais fundamento técnico que tenham os argumentos utilizados e até mesmo que exista uma lei que determine a suspensão do processo construtivo.

Isso acontece porque o ministério da tutela (já de si uma distorção porque uma rede de metro é uma infraestrutura) e o governo lhe dão a força que os imperadores medievais davam aos seus missi dominici,  e porque os eficientes conselheiros de imagem e "marketing" transpõem para a atualidade a justificação para o exercício do poder, da delegação divina no rei de Bossuet,  para a delegação pelo processo eleitoral nos eleitos, com ou sem distorções na proporcionalidade dos escolhidos.

Sistematicamente são ignorados ou enviesadamente mimetizados os procedimentos participativos dos planos  PROTAM  e  SUMP na definição das redes e dos traçados. O que for construido será útil e os passageiros beneficiarão com os novos troços do metro, mas as soluções poderiam ser melhores.

No entanto, enquanto existir o direito de liberdade de expressão, ele será exercido. 


Infomação relacionada:

http://fcsseratostenes.blogspot.pt/2018/01/ultima-tentativa-ultima-chamada-da.html










segunda-feira, 3 de abril de 2023

Martim Moniz, 1abr2023, manifestação pela habitação

Recordo os debates públicos na televisão logo a seguir ao 25 de abril. Conseguiram-se durante um tempo progressos com o programa SAAL e a intervenção das autarquias :
https://www.abrilabril.pt/processo-saal

Passados uns anos, não houve sucesso no planeamento e na execução e chegamos a este estado da habitação em Portugal que motiva manifestações como a de 1 de abril de 2023, numa cidade, Lisboa, em sucessiva desertificação habitacional e de serviços no seu centro (com edificios de bancos a transformarem-se em hoteis e os habitantes a abandonar as suas casas em ruas pejadas de esplanadas barulhentas pela noite fora) .

Na sequencia da manifestação o senhor ministro afirmou que ofender um polícia é ofender o Estado e ofender todos nós. É uma afirmação de grande profundidade (ironizo, claro) que espelha a dificuldade do País em geral e do governo em particular, de coletivamente, como sociedade que deveria ser organizada, analisar, estudar soluções e planear a sua execução. 

Comento, numa tentativa de usar a perspetiva do senhor ministro e da polícia, imagens de duas raparigas "ofendendo" um guarda e portanto o Estado e todos nós, e que segundo o comunicado da PSP teriam danificado montras, e a resposta "heroica" do defensor da ordem, protegido a uma distancia de alguns passos pelos seus colegas, e vá lá, evitando usar o bastão.  Não se conseguem ver no video civis a carregar sobre o grupo de policias nem a atirar pedras, mas podemos imaginá-lo, e como a imaginação pode ter muita força, podemos acreditar no comunicado da policia.


a rapariga de casaco de malha preto ofendendo o Estado na pessoa do guarda, e portanto, no raciocinio do senhor ministro, ofendendo todos os portugueses, incluindo ela própria, e a rapariga de braço nus que se aproxima também para ofender o guarda

a rapariga de braços nus e de mãos ao alto já está a ofender o guarda

o guarda dá um primeiro empurrão, com a mão esquerda, aplicado ao braço direito da rapariga dos braços nus, possivelmente porque preferiria ser ofendido pela rapariga de casaco de malha preto

a rapariga de braços nus, empurrada, recua enquanto a rapariga de casaco de malha preto se move, possivelmente para continuar a ofender

mas a rapariga de braços nus insiste em aproximar-se, quer ser ela a ofender o guarda

o guarda dá mostras da sua boa preparação física e treino de manutenção da ordem, empurrando segunda vez, com o seu braço esquerdo e aplicando a força na cintura da rapariga de braços nus, que recua, ao mesmo tempo que identifica, o primeiro guarda, a perigosa aproximação da rapariga de casaco de malha preto do colega que avança com passo de autómato

a rapariga de braços nus continua o recuo por força do empurrão enquanto este flete a perna direita para ganhar apoio e estende o seu poderoso braço esquerdo para a rapariga de casaco de malha preto

a rapariga de braços nus recupera o equilíbrio e insiste em aproximar-se do primeiro guarda, que agarra a rapariga de casaco de malha preto enquanto o guarda autómato contempla a cena


a rapariga de braços nus aplica a sua máxima força nas pernas no arranque enquanto o primeiro guarda afasta o tronco para preparar o aproveitamento da força centrífuga e inicia o movimento de tração do braço da rapariga de casaco de malha preto; o guarda autómato previne-se recuando a perna esquerda

num movimento coreográfico digno do Marinsky, o poderoso braço esquerdo do primeiro guarda transfere a força centrífuga para a rapariga do casaco de malha preto que animada de significativa velocidade colide com a rapariga de braços nus por sua vez animada de significativa velocidade


sendo as quantidades de movimento sensivelmente iguais e de sinal contrário, as duas raparigas param, não chegando a do casaco de malha preto a cair; deduz-se das imagens que as ofendedoras do Estado foram punidas com a dor do choque; entretanto o primeiro guarda e o guarda autómato estão já protegidos por colegas da policia de choque, com os escudos orientados para as duas prevaricadoras; a inferioridade da polícia é gritante

confirma-se a inferioridade numérica da polícia e a perigosidade dos manifestantes armados com pedras invisíveis e por isso mesmo ainda mais perigosas

Mais informação no video do MSN :





Comentários finais:
1 - muito raramente tive contacto com a polícia de choque, mas o episódio que mais me marcou foi algures num 5 de outubro nos anos sessenta. Por momentos fiquei de frente para um guarda do capitão Maltês, aquele que noutras alturas comandava a invasão do Técnico em dias de exame de topografia, e olhos nos olhos, diz-me o jovem, debaixo do capacete, com a voz trémula de receio e a espingarda, talvez uma Mauser, na vertical, também a tremer: "Vá-se embora, vá-se embora"
2 - deixo ainda a recordação de outros dias gloriosos para a polícia de choque:
em 2011 em Atenas